Saturday, October 3, 2009

L'automne dans sa tournure

Il feuille. Ou comment peut-on dire quand il pleut des feuilles comme des flocons de neiges?
L'automne fût chaud. Deux longues semaines du ciel bleu et du soleil. Le plaisir de prendre le café du matin de 7h avec le journal et le soleil au coin de l'oeil s'allongeant sur les feuilles en attendant d'un appel d'urgence de remplacement d'un professeur de primaire ou de secondaire.

Un jour, le vent a changé de la direction, mais le soleil et le ciel bleu sont restés. Les feuilles scintillent du feu et des arcs-en-ciel: du jaune, d'orange, de mauve, du marron, de terre de sienne, de rose, du rouge vif et quelques mélanges du vert. Les verts vifs deviennent kaki. Les arbres changent leurs costumes d'arlequin.

Ce froid, il est juste piquant, chatouillant au nez. Il m'a fallu pourtant hier allumer les radiateurs. L'automne est doucement en train de se tourner en hiver. En Laponie il a déjà neigé et pendant la nuit, le thermomètre descend au-dessous du zéro. Le matin les plaines et les toits sont couverts de givre. J'ai déjà vécu la fatigue de l'automne où aucun sommeil ne suffisait. Je l'ai découverte quand j'ai expliqué les symptômes. Nouveau pour moi. C'est tellement concret ici.

Je n'ai aucune idée ou du clair souvenir de ce qu'est l'hiver ici. Je me rappelle juste le bel hiver blanc et frais d'enfance avec plein neige qui n'est devenu qu'une image carte postale. Mon amie m'a dit qu'elle est sûre que je vais être capable de découvrir avec la curiosité et la joie "les plaisirs" du "loska", la neige fondante, au-dessus de la glace. Quand les autres vont se déprimer devant ce vent noir gris de la pluie neige fondant, je vais juste être émerveillé en y voyant la beauté que les autres ne voient pas.

Quasi chaque jour j'ai senti la culpabilité de n'avoir rien encore posté ici. Cela fait un mois. Je suis désolé pour ceux qui ont tenté le suivre. Mais le temps passe et ma vie ondule: elle est instablement stable. Je suis à la fois tantôt frustré et tantôt heureuse, vide et plein, avec mille et une projets, mais avec aucun que j'arriverai réaliser ou finir. Je suis comme Papa Moomin, rêveur.

Ma conquête pour reconnaître ma culture finlandaise en moi, en grosso modo, a été résolue en quelques semaines. Je me sens bien finlandaise. Je me retrouve dans des modes de fonctionnements inscrits dans les gènes, qui caractérisent chaque finlandais. Comme par exemple, respecter la loi dans ces détails de tel manière qu'en faisant contre, me sentant excessivement coupable quasi pour rien. Puis, la peur de se couvrir la honte de perdre la face si on commet une erreur en publique (parler mal une langue, se glisser dans la rue, etc.) Et ce fameux "sisu", ce courage persévérant qui permet traverser les rochers et qui vit dans les âmes mélancoliques de ce pays. Mais j'en reviendrai. D'ailleurs le 19 septembre je me demandais déjà: Qu'est-ce que c'est d'être une belge alors? Suis-je juste moi-même, avec la mélange de tous les influences possibles de tous les personnes de divers pays? Mais! Cela justement est-il d'être belge? Le produit vivant de l'intersection des échanges?

Avant je me sentais comme étrangère dans ce pays froid, mais ce pays n'a point de la froideur mais de la chaleur. Soit, il se peut que je n'attire que des personnes avec du coeur. Ou bien la vérité c'est qu'ils sont aussi des artistes. C'est vrai, on est timide ici. Cela dépend de quel côté de la Finlande on vient, si on a plus d'aisance et de la curiosité d'aborder les gens. Puis, n'est-il pas que la forêt répond de la même manière comme on s'y crie?

J'ai trouvé ici une paix totale, tant manquée. Après une année de la bataille intensive de travaux d'Hercule, cette tranquillité est quasi enivrante. Je me sens tellement bien ici. Quel qu'une m'a dit que je dégage d'ouverture, d'énergie, du bonheur et du calme. En trois mots: Je respire la joie de vivre.

La vie est paisible, les gens ne courent pas à tous les sens. Puis la nature qui m'entoure: les champs, les forêts, les arbres, le lac et ce ciel bleu. D'ailleurs je ne suis pas en capitale, mais en campagne entre guillemets. Dans la ville de Järvenpää il y a 38 000 habitants. Grande et petite en même temps. Tout le monde se connaît à la fin. Et les surprises se trouvent derrière la porte.

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